Les deux hommes sont en exil mais se disent prêts à rentrer au pays en vue de participer à un dialogue inclusif qui jetterait les bases d’un Tchad nouveau.

Le Tchad écrit une nouvelle page de son histoire depuis la mort en avril dernier du Président Idriss Déby. Plusieurs partis politiques souhaitent l’organisation d’un dialogue inclusif en vue de jeter les bases d’un Tchad nouveau. C’est notamment le cas de l’Union des forces de la résistance (UFR) de Timan Erdimi et du Conseil national de la résistance pour la démocratie (CNRD), d’Abakar Tollimi.

Timan Erdimi est le neveu de l’ancien président Idriss Déby Itno. En 2008, dans sa tentative de renverser le pouvoir, son mouvement avait échoué aux portes du palais présidentiel à N’Djamena. En exil à Doha au Qatar, et joint par la DW, il se dit prêt à rentrer au Tchad pour dit-il, donner une chance à la paix.

“Nous ne voyons aucun inconvénient de rentrer au pays si toutes les conditions sont réunies. Que ce soit nous de l’UFR ou que ce soient les hommes du FACT, personne ne cherche à faire la guerre car nous connaissons tous, les affres de la guerre. Depuis 31 ans, c’est le régime de N’Djamena qui a privilégié et préféré la solution militaire au dialogue”, estime Timan Erdimi.

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Donner une chance à la paix

Le chef de l’Union des forces de résistance confie à la DW, avoir décrété une trêve contre le pouvoir tchadien. Mais cette trêve vise en contrepartie, des actes forts.

“Nous observons une trêve sans le dire et nous attendons un geste de la part des tenants du pouvoir. Ils viennent de nommer un ministre de la Réconciliation nationale. Nous l’attendons. Mais, dans le cas contraire, je le dis et je le répète, chacun fera son travail”, prévient le chef rebelle. 

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Quant à Abakar Tollimi, un temps conseiller du président Idriss Déby, et chef du Conseil national de la résistance pour la démocratie (CNRD), il appelle à un dialogue inclusif pour mettre un terme aux tensions dans le pays.

“Cela a toujours été notre souhait même pendant le règne d’Idriss Déby. Nous avons toujours dit au CNRD qu’il faut organiser un dialogue inclusif entre tous les fils et filles du Tchad pour préparer l’avenir des générations futures, pour que le Tchad soit un pays libre et démocratique”, affirme l’opposant qui vit en exil en France.

Le Conseil national de la résistance pour la démocratie (CNRD) et sept autres partis politiques regroupés au sein d’une alliance dénommée le Conseil national pour le changement (CNC) avait le 6 avril, avant même la mort d’Idriss Déby, appelé à un dialogue politique au Tchad en vue disent-ils de mettre fin à une situation de quasi-faillite après 31 ans de “gestion chaotique du pouvoir”.

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Tchadanthropus-tribune avec Deutsch Welle

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