De vives tensions sont nées suite à l’annulation du concours de médecine à l’université roi Fayçal. La décision de la ministre de l’Enseignement supérieur est constée par, Hissein Massar Hissein. Le PCA de l’université a invité les arabophones à manifester. Que s’est-il réellement passé ?

Lydie Beassemda a annulé le 11 octobre, concours d’entrée en première année de médecine à l’Université Roi Fayçal. Pour la ministre, c’est un simulacre concours organisé à l’insu du ministère et des autorités universitaires concernées. De plus, la faculté de médecine n’a pas encore été créée dans l’institution universitaire. Quelques heures après la décision, le PCA de l’université, Hissein Massar Hissein  a rétorqué. Sur sa page Facebook, il balaie du revers de la main, la décision ministérielle. Ce dernier entend porter l’affaire en justice. Pour lui, il n’est pas de la compétence de la ministre d’annuler un : « concours qui s’est déroulé de manière légale ».

Il invite les arabophones à prendre les dispositions contre la décision de la ministre. Les publications font état de ce que, la ministre va à l’encontre des intérêts des arabophones.

La colère de l’homme politique Kébir Mahamat Abdoulaye

« C’est un acte inadmissible, intolérable du jamais vu dans le fonctionnement d’un gouvernement. Un conseiller du chef de l’Etat s’en prend ouvertement à un membre du gouvernement et mobilise l’opinion publique arabophone contre elle. Il affirme que les arabophones sont victimes de l’injustice venant des francophones. » Il a traduit en français, les appels à manifester lancés par le PCA de Roi Fayçal.

« Si le conseiller ignore le principe de la solidarité gouvernementale ou de l’obligation de réserve, il doit être, recadré, rappelé pour ses dérapages et agitations !

Par ailleurs, le conseiller peut s’approcher de Madame le ministre pour échanger, dialoguer sur la question sans en faire une tribune politique contre un membre du gouvernement.

« La langue arabe est une langue nationale au même titre que la langue française. Sa promotion et sa défense est une cause nationale, républicaine et cela doit se faire, passer sans aucune instrumentalisation politique et autres. » « Enfin, considérer ( à tort) les francophones comme adversaires, ennemis de la langue arabe, des arabophones est une fausse idée et une cause indéfendable ! », conclut-il.

Le recadrage du ministère de l’enseignement supérieur

L’attaché de presse du ministère fait la lumière sur l’affaire. « Le point de presse fait par Madame le Ministre de L’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’innovation vise à recadrer les choses. Le Ministère  est en train de discuter avec l’université partenaire d’ Al-Azhar d’Égypte de la possibilité d’ouvrir une faculté de médecine à l’Université Roi Fayçal. Une commission technique est en train d’étudier les possibilités et les faisabilités de ce projet. À l’heure où nous parlons la faculté n’existe pas juridiquement et techniquement encore. Sachant que l’Université Roi Fayçal est un établissement public. Les choses doivent être pilotées par le Gouvernement à travers les instances concernées conformément aux textes réglementaires. Une fois que cette faculté sera mise en place, il appartiendra au Gouvernement à travers l’ONECS d’organiser le concours d’entrée en première année comme disent les textes de la République et non par une autre voie. Or, nous constatons que le concours est organisé sans l’aval du ministère et de la présidence de l’université Roi Fayçal. Personne n’est contre un système d’enseignement dans une langue officielle. D’ailleurs les Egyptiens vont donner la grande partie de leurs enseignements en anglais. C’est pourquoi le ministère est en train de prendre des garde-fous pour que cela soit un succès. Le moment venu les Tchadiens arabophones désirant faire carrière en médecine étudieront sur place. »

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