Un dimanche 17 août 2008, en mauvais seigneur Idriss Déby Itno a fait instruire sa justice pour condamner les opposants politico-militaires et toute opinion qui s’est opposés à sa politique destructrice.

Il a fait faire une condamnation taillée sur mesure. Une hérésie de fait, mais depuis lors, certains qui ont choisi de le rallier a été humiliée, envoyée par la case prison avant de leur jeter des miettes, de postes de responsabilités sans aucune envergure, et un document d’amnistie après coup.

De toutes les personnes condamnées, personne n’a été amnistié, mais ceux qui ont pris la décision de rentrer la queue entre les pattes, se sont vu délivrer un document de justice sur lequel il est écrit qu’ils ont la clémence des maîtres des lieux.

De quelle clémence s’agit-il, pourquoi demander pardon quand on sait que l’on a raison sur les principes et les positions prises contre une dictature, contre une hégémonie anti démocratique.

Ces compatriotes ne pouvaient plus tenir, tel le fardeau de l’exil était pesant.

En dehors de ceux-là, c’est lors d’un des forums du MPS en 2018 que certains compatriotes ont demandé et proposé à Idriss Déby une amnistie envers les politico-militaires et les opposants en exil. Une amnistie du bout des lèvres, et un document torchon fourre-tout, où il est dit que tout le monde est pardonné, citant des adjectifs indexicaux sur les chefs d’accusation et le pardon énoncé.

Personne n’y a cru, d’ailleurs c’est ce document-là que certains du système actuel tentent de formaliser, et le ministre de la Justice Mr Mahamat Ahamat Alhabbo tente vaille que vaille officialiser.

La grâce, la réconciliation nationale, le dialogue inclusif n’a pas besoin d’hypocrisie. Quand il s’agit d’amnistie, il faut savoir le faire avec la volonté réelle de pouvoir serrer la main de son adversaire et définir l’avenir ensemble. Il ne faut pas jouer avec les sentiments et la dévotion des gens.

Dans cette histoire d’amnistie, les ennemis de la paix ont voulu faire et dresser une liste à l’emporte-pièce, où des condamnés de droits communs y figurent. Une tartufferie à grande échelle, qui a irrité l’ensemble de la classe politique tchadienne, y compris en haut lieu. Pire encore, quand il fut redéfini la loi d’amnistie, le soupçon des calculs continue de dominer dans l’esprit des ennemis de la paix.

Depuis lors, une autre proposition de loi devrait voir le jour, pourvu que les condamnés d’hier, les vrais, ne soient pas oubliés ou lésés. La paix avec les Tchadiens passe par là. Mais à la lecture de la proposition de loi au CNT par le ministre de la Justice, plusieurs interrogations se posent. Le ministre insiste à vouloir convaincre et se réfèrent sur la notification 19 qui est l’amnistie du MPS adoptée lors du forum de 2018.

« Le ministre aurait convaincu les conseillers du CNT qu’en dehors des personnes citées pour l’amnistie, ceux que les noms ne sont pas énumérés, devraient se présenter au ministère de la Justice une fois rentrer au pays, pour prendre une attestation signifiant qu’ils sont amnistiés »

Cette signification est très bancale, car elle résulte des lendemains qu’on ne peut pas maîtriser. Faire cela risque d’écorcher la sensibilité de certains compatriotes, car il y va de la dignité de personne. En bon tchadien, il faut savoir jauger la susceptibilité des autres.

Autre chose, comment énoncer le nom du général Mahamat Nouri Allatchi par « Noury » ? N’a-t-il pas une administration dans ce pays ? Ou faille-t-il montrer un concept d’anarchie, de médiocrité comme pour faire comprendre qu’il n’y a même pas des archives dans ce pays. Cela démontre l’incompétence des uns et des autres depuis 1990.

Il a fallu dire pour que les autres se corrigent.

Ahamat Yacoub Dabio relevé sur Alwihda, le caractère sectaire de l’amnistie qui exclut le mouvement FACT. Si la piste de sa proposition est salutaire, la balle est encore renvoyée dans le camp du CMT qui promulgue une amnistie à deux vitesses.

N’est-ce pas le dialogue est voulu inclusif, n’excluant aucun tchadien?

Si c’est le cas, tous les Tchadiens doivent se retrouver équitablement pour discuter de leur problème et ouvrir un autre chapitre. Exclure le FACT du processus actuel est un mauvais signal envoyé à toute l’opposition politico-militaire.

Cette position si elle se confirme doit être reconsidérée, et se posera sans doute au pré dialogue où qu’il soit.

La paix et la réconciliation doivent nécessairement passer par là.

Tchadanthropus-tribune

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